Pentax I-10 ou RZ10 ? Zoom, macro et design comparés


Ces deux appareils sont des compacts à capteur CCD lancés par Pentax autour de 2010. Leur écran, leur logique de fonctionnement et leur niveau d'automatisation sont presque identiques : pas de viseur, pas de format RAW, et aucune exposition manuelle au sens propre. Le choix entre les deux ne dépend donc pas de la longueur de la fiche technique, mais de ce que vous recherchez.

 

Commençons par le look, là où les deux appareils diffèrent le plus.

 

Le I-10 adopte un style rétro, qui rappelle à première vue un petit appareil argentique : une façade à texture cuir, un capot supérieur et un capot inférieur en métal, et un coloris argent classique. Même aujourd'hui, il reste très photogénique. Son boîtier est aussi plus fin, avec environ 153 grammes pile comprise, et ne pèse pas dans la poche. Le RZ10, lui, affiche un tout autre visage : légèrement plus épais et plus lourd que le I-10, à la finition colorée, c'est dans l'ensemble un appareil de voyage honnête avec zoom.

 

C'est vraiment l'objectif qui fait la différence. Les deux partent d'une focale équivalente à 28 mm, et en paysage ou en rue, la qualité d'image est indiscernable. Mais le I-10 s'arrête à 140 mm, tandis que le RZ10 peut aller jusqu'à 280 mm, soit un rapport de zoom deux fois plus élevé. Dès que vous voulez photographier au loin, l'écart devient évident. Ce que le I-10 ne peut pas capturer, le RZ10 peut le rapprocher directement.

 

Côté capteur, les deux utilisent un petit capteur de 1/2,3 pouce. Le I-10 offre 12,1 mégapixels, le RZ10 14,1 mégapixels. Ces quelques millions de pixels supplémentaires ne constituent pas vraiment une amélioration, c'est plutôt un compromis : les pixels individuels du I-10 sont plus grands, et l'image est plus propre à sensibilité moyenne. Le RZ10 offre plus de pixels, donc plus de marge de recadrage en post-traitement. À noter que ni l'un ni l'autre ne brillent en basse lumière, et que le mode haute sensibilité annoncé sacrifie la résolution.

 

Sur la stabilisation, le RZ10 l'emporte. Le I-10 ne dispose que de la stabilisation classique par déplacement du CCD de Pentax, tandis que le RZ10 y ajoute une combinaison de stabilisation numérique et de stabilisation par haute sensibilité. Vu qu'il doit couvrir l'extrémité télé de 280 mm, ce renfort est bien réel. La macro est aussi le terrain du RZ10 : à certaines focales, la distance de mise au point minimale descend à 1 centimètre, contre environ 10 centimètres pour le I-10. Si vous aimez photographier fleurs et petits objets, c'est un vrai plus.

 

Venons-en maintenant aux faiblesses communes aux deux appareils : vitesse maximale de 4 secondes seulement, plage de compensation d'exposition de ±2 EV, pas de priorité ouverture, pas de priorité vitesse, et encore moins de mode entièrement manuel. La vidéo plafonne à 720p avec son mono, ce qui suffisait pour un usage familial à l'époque mais paraît aujourd'hui plutôt flou. En résumé, ce sont des appareils purement et simplement automatiques.

 

Pour finir, comment choisir ?

Si vous achetez un appareil CCD en partie parce que vous aimez son look et le plaisir de le tenir en main, et que vos sujets quotidiens se trouvent à portée de main, le I-10 vous satisfera. Fin, léger et photogénique, c'est un compagnon de poche plein de caractère. Si vous tenez davantage à pouvoir photographier loin ou près, et que vous voulez un seul appareil capable de gérer toutes les situations de voyage, optez pour le RZ10. Téléobjectif, macro et stabilisation, tout y est plus pratique.

 

Quinze ans plus tard, en basse lumière, ils sont évidemment battus par les smartphones. Mais si ce que vous voulez, c'est un appareil bon marché, sans réglages à se soucier, qui prend des photos dès que vous appuyez, ces deux modèles restent aujourd'hui de bons choix. L'un se charge d'être beau, l'autre d'être pratique.


2026-10-07 02:50:59